Vous pouvez consulter les oeuvres de nos artistes québécois ci-dessous…

Malgosia BajkowskaKwadrat I, Kwadrat II, Kwadrat III, Kwadrat IV

Denis LaraméeFausse Forêt#1, Fausse Forêt #2, Fausse Forêt #3, Fausse Forêt #4 

Pierre BrassardUnifolie, Billy, J’arrive, Perfo, Pesée, Mixité

Julie ThériaultRefuge, Rétro, Galactique, Plasma, Bijoux de famille, Home sweet home

Yves VaillancourtBactriane, Dans la Vallée de l’Arsieni, Bow River, Delta

Dominique Sarrazin, Assiko I, Assiko II, Assiko III, Amorce, Mailles

 

 

Invitation au vernissage du 26 novembre 2014

invit

EXPOSITION SOLO DE DENIS LARAMÉE
Vernissage : 3 juin 2014
Exposition : du 3 juin au 5 juillet 2014

Comment croire que ce texte, texte de format publicitaire, puisse révéler habilement ne serait-ce qu’un fragment de la vie et de l’œuvre d’un homme ? C’est d’ailleurs du milieu de la pub que nous vient cet artiste qu’est Denis Laramée. Graphiste multidisciplinaire, il a fait sa place comme travailleur de l’image au sein d’institutions prestigieuses (Satchii and Satchii, TF1, Musée du Louvre) et auprès de créateurs au panaches des plus élégants (Robert Lepage, Édouard Lock). Laramée est un artiste qui émerge et pourtant, il a toujours su faire de ses contraintes un monde de création. Il nous sensibilise aux forces créatrices qui bouillonnent au sein même de l’univers commercial, mais aussi à la grandeur de l’émancipation de celui qui ose en sortir définitivement pour faire un saut dans le vide– pour « faire art ». Ce souffle tardif est au fond le point d’arrivée d’une affirmation latente et progressive.

Plutôt que de nier ou de dédaigner l’amoncellement d’images pop qui l’ont traversé, Laramée nous en fait voir son étendue. Le caractère impressionniste de l’œuvre tient de la capacité de l’artiste à interpréter l’expérience contemporaine des images. Photographe à pied, en voiture ou à vélo, il capte les vitesses des milieux urbains. Ses œuvres sont configurations de chaos de villes que nous connaissons et ce, viscéralement.

Peut-on encore croire à la singularité du lieu en cette époque où le monde semble s’homogénéiser ? Laramée a connu l’expresso aux Italiens, le pâté chinois aux Québécois et le tapas à l’Espagnol. Lucide devant la différence du lieu et ses devenirs propres, l’artiste propose sa toute première exposition solo : California 1. Cette exposition est divisée entre le fantasme d’une Californie glorieuse et l’angoisse d’un tremblement de terre dévastateur à venir (The Big One).

S’il est parfois difficile de dire là où l’un revêt l’autre, cette division marque l’étouffement progressif de l’American Dream qu’ont connues les générations plus prospères des années 1960-70-80, et ce par l’anéantissement naturel de son lieu principal de production : la Californie. Si la culture californienne nous habite, notre art, notre musique et notre cinéma, nous qui sommes Américains, comment prévoir l’effet qu’aura sur nous sa destruction ? Sur le monde ? L’exposition non moralisatrice de Denis Laramée est à la foi apologique, critique et visionnaire.

Seront exposées les 14 œuvres de la série et une composition cinématographique de l’artiste seront présentées à la Galerie Angers et ce dès le le 3 juin 2014 durant un période de un mois. La musique qui sera diffusée vient, parle et nous fait voyager à travers cette large contrée qu’est la Californie.

Du 12 au 26 mars

Vernissage: 12 mars 2014
de 17h30 à 20h

Nous ne pouvions pas nous attendre à ce que les œuvres de Malgosia Bajkowska et de Denis Laramée s’accordent si bien. A vrai dire, cette exposition est née d’une idée aléatoire et nous n’avons pas encore cessé à ce jour, de lui donner un peu de sens. Pour comprendre ces choses étranges qu’on nomme œuvres d’art, il n’existe pas meilleur moyen que de chercher entre elles des connexions. C’est à ce jeu, à cette chasse aux trésors, que vous convie la Galerie Angers le 12 mars prochain.

Que se passe t-il entre les particules élémentaires de Bajkowska ? Entre le monde publicitaire et les dessous historiques que Laramée superpose ? Entre la peinture et le graphisme ? Nous exposons deux artistes, deux visions.

Les mondes abstraits minimalistes de Malgosia Bajkowska constituent un langage à décoder. Ses couleurs sur fond monochrome sont l’œuvre d’une quête quasi biologique, de l’expérience du contact de l’œil à la démultiplication des formes abstraites.

Pour Denis Laramée, les intensités du monde actuel sont à mettre en image par le biais du collage numérique. Et c’est ainsi qu’il parvient à nous faire voir ce que nous ne voyons presque plus, ce qui est dévoré par l’image même dans un geste ici, malgré tout, esthétique.

Exposition double